Du rouge aux lèvres - Haïjins japonaises

Rouge

- Points Poésie -

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Battant des cils,

mon enfant ressasse son rêve brisé.

Aube printanière.

- Hisajo Sugita ( 1890 – 1946 ) -

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Traduit et présenté par Dominique Chipot ( spécialiste et fondateur de l’Association pour la promotion du haïku francophone ) et Makoto Kemmoku ( enseignant de littérature japonaise et traducteur ), ce recueil est une magnifique anthologie bilingue dédiée aux poétesses japonaises.

Les voix par les vers d’une quarantaine d’haïjins, leur sensibilité féminine,  leurs émotions, le quotidien, les années, l’amour et la maternité, une intemporalité marquante et leur exception dans un univers littéraire dominé par les hommes jusqu’au milieu du XXème siècle. La présentation est chronologique, à partir de la date de naissance de l’auteure ( et non par thématique de saisons comme c’est souvent la règle pour les recueils de haïkus ) débutant avec le XVIIème siècle jusqu’aux poétesses contemporaines ( on y retrouve par exemple Madoka Mayuzumi ). Pour chacune, une succincte biographie permettant de la situer dans le contexte historique, culturel et littéraire. Je précise également qu’un lexique de termes japonais spécifiques, donc non traduits – vêtement, instruments de musique, fête - figure en fin d’ouvrage.

Vol du premier papillon -

Le temps semblable

à l’eau s’infiltrant.

- Midorijo Abé ( 1886 – 1980 ) -

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Emouvants moments de lecture.

- Dominique Chipot et Makoto Kemmaku présentent des haïkus de poètes japonais contemporains dans le recueil La lune et moi ( sur ce blog ICI ) -

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